Mis à jour le 4 février 2026Les fragilités, Psychique

Mal-être des personnels : innovations du secteur public

Alors que la santé mentale est devenue un enjeu prépondérant dans de nombreuses entreprises, le secteur public affiche un retard alarmant en la matière. Certaines collectivités commencent toutefois à innover.

L’article met en lumière un mal-être psychologique prégnant dans la Fonction publique et le retard alarmant du secteur public en matière de prise en charge de la santé mentale. Dans le contexte social actuel et les fortes contraintes budgétaires, les risques de dégradation de la santé mentale des personnels publics sont un véritable enjeu.

Dans la territoriale, les agents ressentent un manque de considération qui pèse lourdement sur leur santé mentale. Selon Alexandre Jost, directeur général d’IdealCO (plateforme collaborative qui recense près de 500 000 agents de la Fonction publique), ce sentiment de dévalorisation contribue directement à l’épuisement professionnel, qui touche aujourd’hui près d’un agent sur deux, et à une charge de travail excessive dans une même proportion. Les managers et les femmes sont particulièrement exposés, et une majorité d’agents continuent de penser à leur travail en dehors des horaires professionnels. Ces risques favorisent l’absentéisme et pourtant moins d’un manager sur deux a été formé à ces enjeux liés aux risques psychosociaux (RPS).

Un manque de soutien managérial

L’article souligne également le rôle central du manque de soutien et de reconnaissance managériale dans la dégradation du bien-être au travail. Les agents déclarent recevoir très peu de marques de reconnaissance, alors même que celles-ci constituent un levier essentiel d’engagement et de santé mentale. Cette situation s’explique en partie par une culture hiérarchique très verticale, encore fortement ancrée dans la Fonction publique française, où la reconnaissance est parfois perçue comme une remise en cause de l’autorité. Plus de la moitié des agents regrettent par ailleurs l’absence d’initiatives concrètes de leur collectivité en faveur de leur bien-être, ce qui nuit à l’attractivité du service public.

Encourager l’entraide horizontale

Ces initiatives visent à sensibiliser les agents, à favoriser le dialogue et à proposer des dispositifs concrets de prévention, qu’il s’agisse d’outils pédagogiques, d’actions autour du développement personnel ou de démarches collectives favorisant la parole et la prise en compte des souffrances psychiques. L’article met en avant l’importance croissante de l’entraide horizontale entre collègues, jugée essentielle par une majorité d’agents pour préserver leur équilibre, ainsi que le rôle protecteur du sentiment d’utilité sociale du travail, qui reste un facteur majeur de satisfaction malgré les difficultés.

En conclusion, l’article plaide pour une reconnaissance plus affirmée du travail des agents publics et pour une valorisation de leur rôle au service de la société. S’il reconnaît l’existence de dysfonctionnements à corriger, Alexandre Jost insiste sur la nécessité de restaurer la fierté professionnelle, de mieux faire connaître les dispositifs existants en matière de santé mentale et de cesser les discours dévalorisants afin de renforcer durablement le bien-être et l’engagement des agents publics.

 

 

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Source :
Courriercadres.com

Publié le 30/01/2026

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