« Rester sur des mutuelles solidaires, pas d’assurance. Surtout que les mutuelles fonction publique gardent la garantie dépendance. »

GERBE Marie-Hélène

« Fonctionnaire, et engagé dans le mouvement mutualiste, je soutiens les revendications de la MFP.
Nous devons préserver notre modèle de protection sociale, et exiger de l’Etat, notre employeur, une participation financière égale à celle qu’il impose aux entreprises du secteur privé pour leurs salariés.
Refuser la segmentation du marché de la complémentaire santé.
La protection sociale est l’affaire de tous (actifs et retraités, malades et bien portants, personnes seules et familles) et doit continuer à être défendue en affichant haut et fort toutes les solidarités.
Signons tous cette pétition !! »

BERHAULT Franck

« Les conditions d’accès à l’hôpital public deviennent de plus en plus problématiques ce qui oblige d’une manière insidieuse à se diriger vers le secteur privé, avec des dépassements d’honoraires conséquents.
Parallèlement, notre pouvoir d’achat s’amenuise par plusieurs biais : le gel des salaires qui retentit sur les pensions des retraités, l’augmentation de la cotisation de la complémentaire santé, et malheureusement, pour beaucoup d’entre nous, le veuvage qui s’est traduit par une imposition beaucoup plus lourde puisque la demi-part pour veuvage a été supprimée.
L’ensemble de ces éléments fragilise les retraités en général et ceux de la fonction publique en particulier.
L’état doit mieux prendre en compte son personnel et l’action sur le montant de la complémentaire santé me semble vraiment nécessaire. »

LE ROUX Yamina, Retraitée Éducation Nationale

« Les soins en général sont mal remboursés.
J’ai payé cher mes lunettes de vue ainsi que mes implants dentaires .
Pourtant, ce n’est pas du luxe , c’est juste pour continuer à vivre à peu près normalement . »

DENEUVE Alice

« Je suis professeur des écoles (22 ans d’ancienneté échelon 10). Ayant vu mon salaire baisser depuis 6 ans, j’ai décidé de me mettre à mi-temps, de consommer un minimum et de vivre sur mes économies. Je suis dégoûtée de gagner aussi peu. On n’a qu’une vie, le temps est notre bien le plus précieux, je n’ai plus l’intention de brader le mien contre aussi peu d’argent! Je touche chaque mois en net à payer 1193 euros. De ce salaire, on me retire105 euros par mois de mutuelle pour moi et mes 2 enfants. Il ne reste donc que 1088 euros en bas de la fiche de paie. Mais bien sûr comme je suis une nantie l’état, mon employeur, a décidé de ne pas financer en partie ma mutuelle!
Heureusement que je vais toucher à partir de septembre 2016 la prime de 800 bruts euros par an, soit 400 à mi-temps, soit 33,33 bruts mensuels, soit environ 27 euros nets par mois. Cela va changer ma vie! »

LOUBAT Nathalie

« Retraitée de l’Education Nationnale, il est bien triste de constater toutes ses anomalies : régressions sociales ».

Mme LEROY

« Pour avoir d’abord travailler 20 ans dans le privé avant d’être dans l’Education nationale depuis 15 ans, j’ai pu constater la différence : par exemple, la visite médicale du travail. J’en ai passé une en 2000 avant mon intégration comme professeur des écoles et depuis plus rien ! Ça change en effet du privé !!!
Quand à la partie de la complémentaire santé financée par l’employeur, là aussi je perçois bien la protection sociale à 2 vitesses, publique et privée ! »

GABBANI F.

« La mise en place de l’ANI a permis une généralisation dans le privé de l’existence d’une participation de l’employeur à l’accès à une mutuelle pour les salariés .
Pourquoi cette mesure n’est pas reprise pour les salariés du public car elle correspond à une mesure sociale? L’augmentation depuis 10 ans des cotisations mutualistes ou d’assurance santé est due au déremboursement des médicaments décidé par l’Etat , les soins dentaires et optiques et auditifs sont malheureusement faiblement remboursés par la sécurité sociale.
L’ouverture au marché privé de l’assurance santé des fonctionnaires par l’Etat en concurrence des mutuelles existantes n’est pas une réponse juste et similaire à la prise en charge dans le cadre de l’ANI du coût d’une assurance santé par l’employeur.
L’Etat valoriserait ses salariés et ses partenaires historiques que sont les mutuelles en travaillant à proposer une réelle prise en charge de sa part de l’assurance santé de ses agents. La protection sociale de ses agents relève aussi de a responsabilité d’employeur serait un signe du partenariat avec ses salariés. »

CASSOU Elise

« Je ne souhaite pas voir disparaître ma protection sociale supprimée ou amputée !…. Au contraire, il serait bon que la participation de l’Etat soit alignée sur celle faite pour les salariés du privé ! »

ESPINOSA Claudine

« Je dis non à nos gouvernants qui songent à remettre en cause le contenu de notre MFP »

BOUCHE Gilbert

« Protection sociale solidaire et mutualiste, un îlot de civilisation dans l’océan du marché… »

GARDETTE Xavier

« Tout à fait d’accord. Une injustice à réparer d’urgence. »

ALTABER M.

« Non à l’abandon organisé du service public. Ne laissons pas détruire notre indispensable couverture sociale qui plus est par un gouvernement « socialiste » des plus décevants pour le citoyen lambda. »

RANDIER René

« Je soutiens à fond les revendications de la MFP »

POUDEROUX Jean-Louis

« Je trouve injuste qu’il y existe un traitement différencié public/privé, et particulièrement injuste que les retraités ne soient pas concernés par ce dispositif. A la retraite, il y a une baisse de revenus avec en parallèle, au fur et à mesure de l’avancement de l’âge une hausse des dépenses de santé : que fait-on si payer une bonne mutuelle devient difficile financièrement ? »

MALOSSE C.N.

« Habitué à passer pour une super-privilégié comme universitaire, bien que payé moitié moins que partout ailleurs en Europe, aux yeux d’une fonction politique totalement dévaluée et décrédibilisée pour son auto-reproduction quasi incestueuse (comme au sein du corps universitaire, ce qui est malheureusement très français), je ne peux qu’être scandalisé d’être encore montré du doigt comme coupable aux yeux d’une population à travers des slogans populistes à souhait. Qui peut croire que les sociétés privées d’assurances amélioreront notre situation en excluant toute solidarité et en recherche permanente du seul profit financier. 948 est décidément bien loin, tout comme le programme porté par le Conseil de la Résistance. Pauvre petit pays devenu si misérable … incapable désormais de porter de vraies valeurs d’humanité, ouvrant la voie à la fille de son père qui tente de se faire une nouvelle tête tout en conservant les bons vieux slogans du passé paternel. Quant à cette pauvre droite sarkoziste, filloniste ou Lemairiste, elle entend définitivement régler son compte à une fonction publique qui n’a pourtant pas autant démérité qu’elle. Quel avenir radieux nous attend ! Il me fait plutôt peur. »

GAURIER Dominique

« Retraités de l’Éducation Nationale, mutualistes MGEN depuis plus de 40 ans, nous devons renoncer à des soins pour des raisons financières.
Prothèses dentaires et auditives sont impossibles, changement de lunettes souvent différé car le reste à charge est trop important.
De plus en plus de médicaments sont moins bien remboursés (tous les 2 en Longue Maladie), de plus en plus de médecins et spécialistes facturent des dépassements d’honoraires, y compris pour des opérations « vitales ».
Se soigner devient un luxe … C’est angoissant ! »

 

LEGRAS Marie, Retraitée de l’Education Nationale

« Je refuse que ma protection sociale soit anéantie »

DUPONT Annie

« Les soins dentaires sont très mal remboursés, il faudrait revoir cela.
Je trouve inadmissible cette différence de traitement entre les secteurs privé et public.
En terme de comité d’entreprise également les différences sont là.
Après n’est-ce pas l’existence même du service public que l’on cherche à supprimer en ne le faisant pas évoluer afin de le rendre moins attractif ?
L’État laisse pourrir la branche sur laquelle il est assis. »

MARIE Adrien

« Cette différence de traitement entre les fonctionnaires et le privé est tout à fait intolérable, d’autant plus que les salaires des fonctionnaires sont loin d’être équivalents.Pour ma part je renonce à des soins coûteux et mal remboursés: prothèses dentaires et auditives.
Ambroise Croizat doit se retourner dans sa tombe, lui qui a pu créer la Sécurité Sociale dans une France ruinée après la guerre. »

STUBERT Michèle, retraitée Ed. nationale du nord

« À défaut d’une participation de l’état en tant qu’employeur, il pourrait être demandé la possibilité de déduire des impôts la cotisation mutuelle, au minimum à hauteur de 50% ! »

 

CONVARD Gérald, agent public d’État

« Je ne suis pas favorable à l’arrivée d’acteurs lucratifs privés dans le domaine de l’accès à la santé des fonctionnaires, je n’ai pas du tout envie de m’orienter vers des groupes qui sont plus chargés de faire du profit que nos mutuelles. J’étudierai les textes avec la plus grande attention et j’imagine que les organisations des représentants du personnel les étudieront également avec la plus grande attention ».

Dominique Soufflet, Lieutenant-colonel, Chef de groupement du SDIS du Calvados

« Depuis la mise en place de l’ANI, nous avons vu le nombre de questions sur la protection sociale et les mutuelles exploser. Avant les agents ne nous sollicitaient pas ou très peu pour des renseignements concernant la mutuelle, mais avec la mutuelle obligatoire pour les entreprises au 1er janvier 2016 beaucoup se sont inquiétés de savoir laquelle allait être mise en place au CHU de Rouen, avec quels tarifs…. Les représentants syndicaux expliquent alors à leurs collègues que cet accord ne s’applique qu’aux salariés du secteur privé. Chaque fois, la déception était forte avec le sentiment d’être « encore les laissés pour compte »…On nous demande quand cela s’appliquera pour la fonction publique. »

Céline Blondieau, infirmière et permanente syndicale au CHU Rouen

« Ce n’est pas normal que l’employeur public ne soit pas soumis à l’obligation de participer à la mutuelle de ses agents alors que c’est le cas dans le privé. En tant que responsable d’équipe, j’ai eu des soucis notamment avec des gens en congé maladie qui n’étaient pas forcément affiliés à une mutuelle. En effet, au bout de 3 mois, ils ne reçoivent plus qu’un demi-salaire, ce qui entraine des situations compliquées à gérer. Je ne trouve pas cela normal qu’une telle différence existe sur des remboursements de santé ! »

Franck Duchez, responsable adjoint au sein de la direction régionale des finances publiques de Seine Maritime

« Je pense que cette campagne est nécessaire compte tenu de l’évolution actuelle des lois. Ce qui a été fait pour l’accès des salariés à une complémentaire santé est une bonne chose, mais il ne faudrait pas délaisser les chômeurs et les fonctionnaires. L’Etat ne cesse de supprimer des fonctionnaires, ce qui a forcément un impact sur la vie quotidienne des gens. Toujours mettre en porte à faux les fonctionnaires vis-à-vis du privé c’est un peu trop « facile », il y a d’autres sujets plus importants et je pense qu’il faut arrêter ce matraquage intellectuel consistant à présenter les fonctionnaires comme des nantis».

Eric Guillot, agent principal au service des impôts de Rouen Est